Saint-Jean-Port-Joli, le 17 juin 2026 – La MRC de L’Islet appuie les démarches entreprises par les municipalités de Saint-Cyrille-de-Lessard et de Saint-Marcel pour s’assurer du maintien de leur école primaire respective.
« Les écoles de proximité sont des leviers essentiels pour assurer la vitalité, l’attractivité, l’occupation du territoire et le maintien des services de proximité dans nos communautés. Par conséquent, explique le préfet de la MRC, M. Normand Caron, la fermeture d’une école est la dernière chose que nous souhaitons. Ce sont non seulement des infrastructures stratégiques pour le maintien et l’accueil des familles, mais aussi des terreaux propices au développement d’un réel sentiment d’appartenance à l’échelle locale et régionale. Tout le monde gagne à les voir maintenues. »
Dans ce contexte, la MRC de L’Islet encourage la poursuite des échanges et des travaux visant l’identification de solutions adaptées aux réalités des communautés locales et favorables au maintien des services éducatifs de proximité. Elle insiste également sur l’importance que l’exercice se réalise dans un esprit de collégialité, de concertation et de transparence avec le Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud et les partenaires du milieu.
Revoir les outils de prise de décision
Dans la foulée, la MRC a également demandé au gouvernement du Québec et au ministère de l’Éducation de réévaluer les paramètres actuels de calcul pour l’indice de milieu socioéconomique (IMSE) et son utilisation pour orienter certaines analyses, priorisations et mesures dans le réseau scolaire québécois.
Cet indice est composé de deux variables, soit la sous-scolarisation de la mère et l’inactivité des parents, qui sont les facteurs les plus forts de la non-réussite scolaire. Les résultats obtenus par cet indice déterminent notamment si une école aura doit à un soutien financier complémentaire ou à des classes à effectifs réduits. C’est sur la base de cet indice que l’école de Saint-Cyrille-de-Lessard a vu le seuil minimal d’élèves requis pour assurer son maintien être récemment modifié.
Plusieurs communautés, dont celles de la MRC de L’Islet, présentent une réalité territoriale complexe, marquée par la cohabitation de ménages plus favorisés et de ménages vivant dans des situations de précarité, de vulnérabilité et d’exclusion. « Or, précise M. Caron, un indice comme l’IMSE, basé sur des données générales, ne reflète pas fidèlement la réalité territoriale et sociale, particulièrement en contexte de crise du logement, d’isolement, de rareté de services et de croissance démographique rapide comme c’est le cas dans plusieurs des municipalités de notre territoire. Pire encore, ajoute-t-il, le fait qu’il soit le seul outil utilisé peut masquer des vulnérabilités bien réelles qu’il serait important de prendre en considération. Nous espérons que la demande que nous avons adressée aux autorités gouvernementales sera entendue. »
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